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ASMARA, Portraits de villes. Ed. Be-Pôles / 2015


   



Libération, 5 février 2012


   



01 / 09 / 2011
CASABLANCA, Postcart / Filigranes



   



15 / 04 / 2010
CRONOTOPIE, Postcart / Trans Photographic Press



   

Alea jacta est

«L’éphémère n’a pas de prix. C’est le durable, le persistant qui en a un. Celui qui expose l’éphémère à la vue, dans cette nuit illuminée qu’on appelle le jour,
prend le risque de se fondre physiquement dans l’éphémère, quitte à s’y perdre. Marco Barbon a pris ce risque, en consacrant son oeuvre à tout ce qui peut s’évanouir
à tout instant et disparaître on ne sait où.
Avec des plumes d’oiseau, avec des balles, des boules, il saisit l’instant où les objets se mettent è bondir, à rebondir, à dessiner des formes aléatoires dans l’espace.
Les plumes volent et tourbillonnent, les boules colorées d’arc-en-ciel y figurent en état de lévitation. Il s’agit de poèmes-photos, de Haïkus photographiques, où les boules
remplacent le saut de la grenouille de Bashô, suggèrent et glorifient l’éphémère.
En utilisant le procédé du polaroïd, d’abord, il choisit la voie la plus aléatoire. En refusant de re-photographier ses vues de balles bondissantes sur papier argentique,
ou par un appareil numérique, il s’installe délibérément dans le provisoire. Peu d’instants lui suffisent, quelques secondes seulement, comme si le secret de la vie
se dissimulait dans le furtif : l’aléa pur du saut dans l’insaisissable.
Curieux artiste, qui semble vouloir se dérober à tout jugement sur un travail qui lui échappe en grande partie. Cela mérite réflexion et suscite la méditation, plutôt que l’analyse.
(…) On repère vite (…), dans cette oeuvre apparemment très modeste, et très secrète, un lointain écho du surréalisme, et pas seulement celui de Giorgio de Chirico,
mais d’Yves Tanguy, de leurs ombres de statues sur les places, de celles de personnages imaginaires sur des plages sans horizon. Mais, contrairement aux œuvres
de ces deux peintres, il s’agit d’une atmosphère surréelle diffuse à l’intérieur d’espaces hermétiquement clos. De vitrines, en quelque sorte, qui exposent des surprises
et des énigmes. Des interrogations (des objets interrogatifs), plutôt que des réponses à des questions lourdes et prétentieuses. (...)
Un univers en suspens, en apesanteur en quelque sorte. On songe parfois à des cerfs-volants d’une autre espèce, des cerfs-volants sans fil.
Mais on y entend aussi de la musique. Une musique aussi singulière que celle d’Erik Satie : celui des Gymnopédies et des Gnossiennes, le maître musical de l’humour.
Comment définir un tel esprit ? J’oserai utiliser le néologisme Volatilisme. Marco Barbon, dans ses polaroïds, volatilise presque tout : le temps (celui qui court depuis toujours),
l’espace (public), et même l’énigme, puisqu’il la transforme en évidence manifeste. Rimbaud voulait fixer des vertiges. Marco Barbon fixe des questions sans réponse».

(from the text by Alain Jouffroy)



01 / 04 / 2010
DIPTYK N°5


 

 



01 / 08 / 2009
NOSTALGIES ASMARINES, Libération (article by Brigitte Ollier)

 

01 / 04 / 2009
ASMARA DREAM, Postcart / Filigranes


  

«Ce livre est né du désir d’évoquer, par des images de détails urbains, d’intérieurs et quelques portraits, l’atmosphère caractéristique d’Asmara, la capitale de l’Erythrée. Réalisées entre 2006 et 2008 avec un appareil Polaroid SRL 690, mes photos insistent sur l’idée d’une suspension du temps et de l’histoire, entre un passé colonial, qui a laissé des traces profondes sur la physionomie de la ville, et un présent qui semble immobilisé dans une attente sans fin.
Au cours de mes différents sejours à Asmara, je me suis demandé, à plusieurs reprises, à quoi ressemblait la sensation que j’éprouvais en étant là-bas. Finalement j’ai réalisé qu’elle était similaire à celle qu’on éprouve lorsqu’on rêve. Le rêve est, dans un certain sens, une interruption, une brèche ouverte dans le tissu du temps. Dans un rêve tout semble avoir un autre rythme, un autre déroulement ; tant les choses que les personnes apparaissent plus aériennes, plus subtiles, plus abstraites, comme si elles étaient suspendues dans un limbe en dehors du temps. La même impression saisit à chaque pas celui qui visite cette ville : le comptoir d’un café, la façade d’un immeuble, un homme lisant son journal, un lampadaire, l’enseigne d’un magasin… devant tout cela on se demande à quelle époque sommes-nous, dans le présent ou dans quelque endroit enfoui dans notre mémoire.
Asmara vit, pour ainsi dire, un triple rêve. Tout d’abord le rêve des colons italiens qui arrivèrent ici à la fin du XIX siècle avec l’intention de bâtir, en Afrique, une deuxième Rome. Puis le rêve de l’indépendance vis-à-vis de l’Ethiopie : un rêve devenu réalité en 1992, après nombreuses années d’affrontements courageux et sacrifices de vies humaines. Enfin le rêve de ceux qui, confrontés aux difficultés de la situation actuelle, cherchent à tout prix à quitter le pays, s’imaginant un avenir meilleur au-delà de la frontière. Ces trois rêves, en s’entremelant, ont tissé et continuent à tisser le destin de cette ville, ont nourri et continuent à en nourrir l’âme.
Cependant le temps passe. Les extraordinaires architectures rationalistes, vestiges d’un âge d’or, vieillissent irrémédiablement ; les traces du passé fânent sous le soleil impitoyable du haut-plateau ; même le rêve de l’indépendance semble perdre progressivement sa consistance… Que restera-t-il, alors, du rêve d’Asmara?»

(from the introduction by Marco Barbon)



01 / 12 / 2008
EL MAR A LA MIRADA, IEMed



    






    





05 / 06 / 2007
CATALOGO FONDAZIONE PASTIFICIO CERERE


« Africa Orientale Italiana (A.O.I.) – così gli italiani, in epoca fascista, chiamavano i territori occupati di Etiopia, Eritrea e Somalia. L’occupazione di questi territori fu breve - appena sette anni nel caso dell’Etiopia, alcuni decenni nel caso dell’Eritrea e della Somalia - ma ha lasciato tracce durature, molte delle quali sono ancora visibili ai giorni nostri. Il progetto del fotografo romano Marco Barbon, che vive e lavora a Parigi, si propone di documentare queste tracce e di esaminare il sincretismo, unico nel suo genere, tra le forme e le linee dell’architettura modernista e i caratteri della società africana contemporanea. La globalizzazione è una rete a forma di sfera piena di buchi. Luoghi che non vengono mai colti dai media o dai canoni culturali tipici della nostra cultura. I buchi sono tanti e sembrano concentrarsi maggiormente nel continenti africano creando grandi aree di zone dimenticate. Una di queste è la zona del Corno d'Africa dove le notizie sembrano necessarie solo in occasioni di catastrofi che diventano la monotona routine della società delle informazioni al negativo.
Marco Barbon presenta per la mostra "A.O.I - Tracce di una colonizzazione", un ciclo di opere attorno a quello che accade in queste zone prendendo in esame la realtà quotidiana,  penetrando nel tessuto della società dell’Eritrea e dell'Etiopia e cogliendo gli attimi di scene della vita comune. Il suo obiettivo riprende interni pieni di un vita propria in cui il presente sembra incontrare una moltitudine di tracce storiche. Marco Barbon riesce infatti a descrivere la situazione catturando gli intimi ambienti preziosi che abitano quei luoghi.
I colori pastellati costruiscono atmosfere sospese, tutti gli oggetti diventano la trama di una poesia quotidiana, grazie anche ad una attenta descrizione dei dettagli che spesso sono i protagonisti degli spazi vuoti. La struttura delle immagini di Barbon si basa su un attento studio degli accostamenti cromatici che giocano su costruzioni dello spazio in base a delle diverse messe a fuoco. Il bar, la scuola, gli interni quasi vermeeriani in cui attenti dialoghi di luci dialogano con soffici cromatismi, sembrano essere più che documentati narrati, quasi si trattassero di pagine di un romanzo, di una storia che è parte integrante del nostro momento storico, ma sembra essere poco uniforme agli stereotipi della cultura globale ».

(text by Lorenzo Benedetti - from the catalogue)

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25 / 05 / 2007
IL VENERDI
DI REPUBBLICA





01 / 06 / 2005
PHOTOS FROM HERMAN DIEPHUIS SHOW, "D'APRES J.-C."